Gavroche, c’est Prévert qui renaît en ses mots. C’est l’humour avec l’amer, l’exil intérieur, la rue, l’amour qu’on prend en dérision et puis ... la mort ici ou là-bas, accidentelle ou par injection. En scène, percussions, violon et contrebasse inventifs et inspirés exultent en chansons populaires, festives, rock et reggae : tziganes. Et alors, dans le silence du désert, sa voix tremblante irrigue la rocaille des coeurs secs de textes lumineux comme un soleil berbère. En trémolos issus des tripes, du vécu, Gavroche devient passeur de tous nos amours sans papiers. De mots précis, il cisèle ses petites histoires. Nos petites histoires. Celles qui passent pas à la télé. Parce que le monde est une vaste terre d’asile. Libre, poète, rebelle au grand coeur, l’enfant de la rue chante son combat. Notre combat.