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Accueil du site > Santé > Grippe A/H1N1 2009 > Le virus du pouvoir jeudi 12 novembre 2009, par Minga

Grippe A / H1N1 de 2009

Le virus du pouvoir

Enquête sur une campagne de vaccination prise en grippe


- ce virus tue beaucoup moins que celui de la grippe saisonnière
- les hôpitaux manquent de matériels et de personnels : vous risquez d’en mourir
- les vaccins arrivent ... après le virus, mais avant d’avoir été évalués dans les règles de l’art
- plus de la moitié des 2 milliards de masques achetés par la France NE filtrent PAS les virus
- les gels et solutions hydro-alcooliques ne remplacent pas l’eau et le savon
- il restait de gros stocks d’antiviraux depuis la grippe "aviaire" de 2005
- mais les labos s’en sont déjà mis plein les fouilles ... et ils ne seront pas responsables en cas d’accidents !

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Le virus du pouvoir

Enquête sur une campagne de vaccination prise en grippe


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6ième édition, 13/12/2009

Introduction

Nous nous posions quelques questions basiques sur cette grippe A/H1N1, auxquelles on ne trouve pourtant pas facilement réponses dans les médias [1], ni même sur Internet :

- quel est le taux de mortalité ?
- quel est la part d’une population touchée ? (taux de morbidité [2])
- combien de personnes ont déjà étés atteintes ?
- le plan du gouvernement est-il adapté à la situation ?

Voici donc des éléments de réponses aux questions les plus évidentes, plus quelques "scoops" : les Etats-Unis et la Suisse ne veulent pas de vaccins avec adjuvants chez eux, un spécialiste a publié un article scientifique inquiétant (mais non dénué d’humour) sur l’origine de ce virus, et un autre spécialiste estime que certains décès attribués à la grippe pourraient être dus ... au Tamiflu !

D’autres questions se posent, que les journalistes, les parlementaires, et à défaut, les citoyen-ne-s poseront un jour aux autorités "compétentes".

Qu’est-ce que ce virus qui jusqu’à présent tue beaucoup moins que celui de la grippe saisonnière a de si spécial que n’ont ni les virus de la peste ou de l’anthrax ni ceux des grippes saisonnières pour justifier la plus grande campagne de vaccination de tous les temps, avec des vaccins achetés par millions avant d’être autorisés et injectés avant d’être testés dans les règles de l’art ?

La mortalité

La "grippe porcine" fait l’objet d’un premier communiqué officiel de l’OMS [3] le 24 avril 2009, après que sept cas confirmés et neuf cas suspects aient étés signalés aux Etats-Unis. A cette date, le gouvernement mexicain signale 882 victimes ayant dues être hospitalisées, dans trois foyers épidémiques différents. Et 59 décès : Taux de létalité : 6.7% !

L’OMS estime alors que "parce qu’il y a des cas humains associés à un virus animal de la grippe, parce que des gens voyagent, et en raison de l’age inhabituel des groupes touchés, ces évènements sont de la plus haute importance". L’OMS signale également que " ce virus de la grippe porcine H1N1 n’avait jamais été détecté précédement, ni chez le cochon, ni chez l’homme. Ce virus s’est avéré sensible à l’osetalmivir, mais résistant tant à l’amantadine qu’à la rimantadine." (ce sont des médicament antiviraux).

Jusqu’à aujourd’hui, l’OMS a publié, en six mois, plus de 75 communiqués [4]. le dernier en date, celui du 6 novembre 2009 rapporte plus de 482 300 cas dans plus de 199 pays. Et au moins 6071 morts : Taux de létalité : 1,2% !

Mais l’OMS précise bien que "comme de nombreux pays ont cessés de compter les cas individuels, le nombre de cas recensés est très probablement significativement inférieur au nombre réel". Conclusion : le taux de létalité réel est donc "probablement très inférieur" aux 1.2% calculés ci dessus "bêtement" à partir des chiffres publiés par l’OMS. Et surtout : nous ne connaissons ni le nombre réel de cas ("plus de 482 000" ...), ni le taux de létalité réel !

Rappelons que, toujours selon les chiffres officiels de l’OMS, "la grippe saisonnière tue 250 à 500 000 personnes chaque année, essentiellement des personnes agées de plus de 65 ans [5]". Et touche "sévèrement" 3 à 5 millions de personnes, parmi beaucoup d’autres "moins sévèrement touchés", qui ne sont donc pas connus, eux non plus : Taux de létalité de la grippe saisonnière : 0.1% (là encore, ce taux est d’évidence surestimé, puisque le nombre total de personnes touchées n’est pas connu). La grippe (saisonnière) cause officiellement "entre 1500 et 5.000 décès environ" chaque année, en France.

Le 14 octobre 2009, le Monde publie un petit article citant Denis Coulombier, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies [6] : "La proportion des morts dues au virus de la grippe A s’élève à 0,02 - 0,03%, soit un taux "inférieur à la grippe habituelle", qui tuerait à peu près un patient sur mille.". Le rapport du 30 octobre du cet organisme officiel indique 94 décès pour 53290 cas recensés en Europe : Taux de létalité : 0.18%

Mais tout les pays n’ont apparement pas transmis de données à cet organisme : il y manque la France et la Grèce, en particulier. De toute façon, le dernier rapport en date à ce jour, celui du 6 novembre, ne contenait plus les chiffres des décès, remplacés par : "Comme de nombreux pays ont cessés de compter le nombre total de cas, ces données seront aggrégées et présentés sous un nouveau format la semaine prochaîne".

Le gouvernement français a mis en place un site internet spécialisé, www.pandemie-grippale.gouv.fr. Dans son "bulletin épidémiologique : point au 3 novembre 2009, 11h", ce site officiel estime que 341 000 personnes ont consultés un médecin pour cause de grippe A, rien que durant la 44ième semaine de l’année. Et 266 000 la semaine 43. Le même document indique que "au total, au 3 novembre 2009, 625 patients ont été hospitalisés. Parmi eux, on compte 131 cas graves (21 %), dont 31 patients présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Parmi l’ensemble des 625 patients hospitalisés, 406 sont sortis, 16 sont décédés et 203 patients sont toujours hospitalisés, dont 36 en soins intensifs." (page 5/9). Le même document indique "22 décès attribués à la grippe A depuis le début de l’épidémie, dont 18 confirmés" (pages 1 et 5). Le taux de mortalité actuel, pour la métropole, est donc très probablement inférieur à "20 environ" sur "plus de 500 000" (Taux de létalité < 0,005% !).

Mais le taux de létalité à l’hôpital, pour les cas graves, est de 2% des personnes hospitalisées (16/625) et de 12% des "cas graves" (16/131). Outre-mer, le gouvernement a recensé 1 décès en Guyane, 1 en Martinique, 1 en Guadeloupe, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 9 en Nouvelle-Calédonie et 7 en Polynésie française.

Sachant que rien qu’en métropole, la grippe saisonnière a touché au moins 3.955.000 personnes durant l’hiver 2008-2009 [7], on voit bien qu’entre l’absence de chiffres fiables au niveau mondial et les différences "culturelles" dans l’art de faire et de publier des statistiques, la seule certitude, c’est que personne ne s’empresse de publier des chiffres fiables ...

Toutefois, on note que la létalité estimée par les CDC américains, 0,018%, est très proche des 0,02 à 0,03% de l’ECDC européen. Ce sont des chiffres dont disposent les autorités : les gouvernements savent donc depuis déjà un certain temps que cette grippe atypique tue beaucoup moins que les précédentes grippes saisonnières de type A/H1N1 ...

Mortalité constatée au Canada (MàJ du 20/11/2009)

Le Canada a été touché dès avril, et a publié dès juin 2009 une synthèse épidémiologique indiquant elle aussi un taux de létalité de 0,02% (entre 0 à 0,06% avec une probabilité de 95%). Celle-ci a été publiée par l’OMS le 20 novembre 2009 [8] seulement. L’étude indique que le nombre total de cas est sans doute sous-évalué (et donc la létalité probablement surévaluée).

Néanmoins, malgré cette très faible virulence connue depuis presque six mois de ses services, le gouvernement Canadien a lui aussi mis en place une campagne alarmiste (cf. site officiel www.pandemiequebec.gouv.qc.ca), acheté des vaccins en masse en dehors des procédures habituelles, et lancé un grand plan de vaccination de toute la population : il est même prévu depuis le 21 novembre 2009 de vacciner aussi les personnes allergiques aux œufs [9], sous surveillance médicale spéciale, alors qu’il s’agit, en principe, d’une contre-indication ! (liée au mode de production des vaccins)

Mortalité constatée en France métropolitaine (MàJ du 20/11/2009)

Selon le bulletin 2009/46 du 09/11/2009 au 15/11/2009 des Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe [10] :
"Depuis le début du mois d’août, 1.980.000 personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique en France.".

Selon le communiqué de l’Institut national de Veille Sanitaire du 20 novembre 2009 [11] :
"Au total, 56 décès ont été attribués à la grippe A (H1N1) 2009 en France métropolitaine depuis le début de l’épidémie. L’InVS précise que ce bilan englobe l’ensemble des décès notifiés (cas confirmés et cas probables)."

En France métropolitaine, à ce jour, la létalité constatée officiellement sur au moins 2 millions de cas est donc inférieure à 0,003% des cas, sachant que le nombre de décès est probablement exact voire surestimé, alors que le nombre de cas est à coup sûr sous-estimé (tous ne consultent pas pour une grippe).

La cinquantaine de décès attribués à la grippe est à comparer avec les autres causes de mortalité en France [12] (données 2006) :

Hommes Femmes Total
Effectif % Effectif % Effectif  %
Maladies infectieuses et parasitaires
(dont le SIDA)
5 058 2 4 744 2 9 802 2
Tumeurs 91 779 35 63 701 25 155 480 30
dont :
 Tumeurs du larynx,
trachée, bronches et poumon
23 303 9 6 462 3 29 765 6
 Tumeurs du côlon 6308 2 5 852 2 12 160 2
 Tumeurs du rectum et de l’anus 2395 1 1 871 1 4 266 1
 Tumeurs du sein 190 ns 11441 5 11 631 2
Troubles mentaux et du comportement 7 013 3 9 545 4 16 558 3
Maladie de l’appareil circulatoire 68 156 26 77 300 31 145 456 28
dont :
 Maladies cérébrovasculaires 13 772 5 18 880 8 32 652 6
 Cardiopathies ischémiques 22 012 8 16 794 7 38 806 8
Maladies de l’appareil respiratoire 16 275 6 14 330 6 30 605 6
Maladies de l’appareil digestif 12 456 5 10 633 4 23 089 4
Causes externes 22 147 8 14 553 6 36 700 7
dont :
 Accidents de transport 3 618 1 1 163 ns 4 781 1
 Suicides 7 590 3 2 825 1 10 415 2
Autres causes 42 754 16 55 688 22 98 262 19
Total 265 458 100 250 494 100 515 952 100

On voit bien que même si l’épidémie n’a pas encore atteint son pic maximum, la réaction des pouvoirs publics est tout à fait atypique comparée à ce qui se passe face à d’autres causes de mortalité. : cet état qui ferme des hôpitaux, supprime des emplois, casse la Sécurité Sociale, enrichit les riches avec l’argent des pauvres, cet état qui maintient des rapports néo-colonialistes avec le tiers-monde, cet état sarkozyste d’indignité nationale voudrait nous faire croire qu’il a déclenché ce plan de panique organisée parce que subitement il s’inquiéterait de notre petite santé ??? A d’autres !

La morbidité

Là encore, les chiffres fiables manquent cruellement : selon certaines sources, la grippe "A" serait 5,6 ou 10 fois plus contagieuse que la grippe saisonnière. Selon le professeur Floret [13], cité par "Le Monde" du 26 juin 2009, "la moitié de la population française est susceptible d’être touchée par le virus de la grippe A (H1N1) en l’absence de vaccin".

Selon les chiffres cités plus haut [14] l’OMS dénombrait pourtant au 1er novembre 182435 cas seulement pour ses zones "Asie du sud-est" et "Pacifique-ouest". Rapporté à la population de ces zones, on voit bien que l’on est très loin, après l’hiver austral, d’un taux de morbidité annoncé à 50% de la population ...

Si l’on prend toujours "bêtement" le chiffre de l’OMS, moins de 500 000 cas recensés à ce jour, on en est à moins de 0,01% de la population mondiale ...

En France métropolitaine, le virus se répand : 341 000 cas cette semaine 44 alors qu’il y en avait 266 000 la semaine dernière (43). Sur les 266 000 cas estimés pour la semaine 43 (du 19 au 25 octobre 2009) :

"2 308 prélèvements ont été reçus par les Centres nationaux de référence. Parmi eux, 545 sont positifs pour la grippe : 541 virus grippaux A (H1N1) 2009 ; 4 virus grippaux A non typés. Le virus A (H1N1) 2009 représente la quasi-totalité des virus grippaux isolés. Au cours de la semaine 43, parmi les 316 prélèvements réalisés par les médecins du réseau des Grog chez des patients présentant une IRA, 95 étaient positifs pour le virus A (H1N1) 2009 (30 % des prélèvements testés positifs). En France métropolitaine, (Semaine 45 - Situation au 3 novembre 2009, Page 3/9 Bulletin grippe A (H1N1) 2009 n°69, InVS), ce pourcentage de positivité est en nette augmentation par rapport à celui de la semaine 42 (17 %, données consolidées au 3 novembre). Il est de 65 % en Île-de-France et de 21 % hors Île-de-France, contre respectivement 54 % et 9 % en semaine 42. Les analyses de résistance des virus grippaux aux antiviraux indiquent que tous les virus grippaux A (H1N1) 2009 isolés et testés à ce jour, en France, sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase." (source : site gouvernemental www.pandemie-grippale.gouv.fr)

Le même document officiel contient un tableau indiquant que la mortalité n’a pas connu de pic.

Dans les cas les plus graves, toutefois, les victimes ne peuvent être maintenues en vie que par une réanimation lourde, nécessitant même parfois respiration extra-corporelle (ECMO). Ce n’est pas particulier à ce virus : c’est la grippe maligne, ou grippe fulminante, qui peut tuer des personnes en pleine santé, sans autres facteurs de risques connus. C’est rare, mais ça arrive chaque année, sans faire les Unes des journaux.

Une "grippe maligne" peut être associée à un Syndrôme de Détresse Respiratoire Aigu (SDRA ou ALI), mais la plupart des SDRA ne sont pas associés à la grippe : ils ont d’autres causes. Mal connue, l’incidence du SDRA est estimée entre 15 et 80 cas par an pour 100 000 personnes selon certains auteurs, et de 1,5 à 3,5 pour 100 000 habitants et par an par d’autres.

Voici les estimations du CDC sur le nombre de cas, d’hospitalisations, et de décès dûs à la grippe A/H1N1 aux Etats-Unis, d’avril à octobre 2009 [15] :

Estimations Nb retenu par le CDC
Population [16] 307 948 000 habitants
Nb de cas de 14 à 34 millions 22 millions
(7% de la population)
Hospitalisations de 63 à 153 000 98 000
(0,03% de la population, 0,45% des cas)
Décès de 2500 à 6100 3900
(0,018% des cas et 4% des cas ayant nécessité l’hospitalisation)

Bref, depuis six mois et un hiver (austral), un peu partout dans le monde, ni le nombre de décès, ni le nombre de personnes touchées, ni le nombre d’hospitalisations pour des "grippes malignes", ni le nombre de cas graves n’ont confirmés les prévisions apocalyptiques et les scénarios catastrophes qui font pourtant encore et chaque jour les Unes des "mass-médias" !

Le virus

Comme le disait déjà l’OMS dans son communiqué du 24 avril 2009, "c’est un virus nouveau". Il est constitué d’une combinaison particulière qui provient de quatre souches différentes : deux virus porcins, un virus aviaire, et un virus humain. C’est un virus grippal de type "A", et de sous-type H1N1. Les virus grippaux de type "A" comportent deux types de protéines de surface (hémagglutinine et neuraminidase), qui hérissent son enveloppe. Ils mutent facilement. En fait, il n’existe pas "un" virus A/H1N1 unique, mais une famille de virus voisins, une quasi-espèce de virus grippaux de type A/H1N1 "pandémiques" millésime 2009.

Mais l’humanité a déjà été confrontée à des virus de cette famille : "Ainsi, outre la pandémie de 1918 et ses deux vagues (début d’été, puis octobre), un A prime H1 s’est manifesté discrètement en 1948, alors qu’en 1957 un A/H2N2 a causé une pandémie dix fois moins grave que celle de 1918 (3 millions de décès). En 1968, un nouveau virus A/H3N2 envahit le monde mais ne touche l’Europe qu’avec la seconde vague après un an (1,5 millions de décès). En 1976, fausse alerte, un virus porcin contamine des soldats américains, on vaccine… pour rien 40 millions d’Américains (1 décès). En 1977, un A/H1N1 refait surface, ne touche que les moins de 20 ans, les autres bénéficient d’une mémoire immunitaire comme actuellement. Il est encore en activité : c’est le virus A/H1N1 saisonnier. Il est cependant moins dangereux que le virus A/H3N2.", selon Maurice Chevrier dans santelog.com ("Communauté des professionnels de santé").

Un virus attendu crée la surprise
Le 7 avril 2008, la société de biotechnologies Replikins avait annoncé l’émergence probable d’une pandémie de grippe A/H1N1. Cette entreprise américaine a développé un logiciel qui analyse presque en temps réel les séquences des virus publiées sur des bases de données internationales de séquences virales, et y repère des séquences particulières, les "réplicons" (Replikins) qui semblent associées à de précédentes épidémies. Toutes ces découvertes ont étés brevetées selon les lois américaines sur les brevets (qui permettent de breveter tout et n’importe quoi y compris lorsqu’il n’y a pas eu invention, mais seulement une découverte, comme ici), ainsi que de nouveaux types de vaccins basés sur ces découvertes, qui pourraient, selon leurs créateurs, présenter d’énormes avantages sur les vaccins actuels (plus rapide à produire, actifs contre plus de virus grippaux, pas forcément à refaire chaque année, etc.).

Le 6 février 2009, le "Journal de microbiologie clinique" recevait un article intitulé "Emergence of European Avian Influenza Virus-Like H1N1 Swine Influenza A Viruses in China" [17] signalant l’émergence de virus A/H1N1 de grippe porcine en Chine, d’origine aviaire européeenne. Les auteurs estimaient que celà "soulignait la nécessité d’une surveillance accrue de la grippe porcine en prévision de la préparation potentielle d’une pandémie".

Celà confirmait également la prédiction de la société Replikins : le 27 avril 2009, Reuters en faisait état.

Enfin, la grippe aviaire A/H5N1 avait donné un avant-goût de cette panique générale dès 2005. Il semblerait pourtant désormais qu’elle n’ait pas provoqué de pandémie parce que sa transmission humaine pandémique aurait nécessité au moins deux mutations simultanées dont la simultanéité semble improbable. Néanmoins, d’énormes contrats avaient étés conclus directement entre états et laboratoires pharmaceutiques, pour la production en urgence de vaccins en cas de pandémie. Un journal à scandales allemand a révélé qu’un tel contrat, valable jusqu’en 2012, avait été conclu en 2007 entre l’industriel GlaxoSmithKline (GSK) et l’État allemand, confidentiellement.

Mais le virus A/H1N1 "pandémique" de 2009 a tout de même crée la surprise : personne n’avait semble t’il prévu son côté patchwork de séquences virales ressemblant à des souches vues il y a dix ans, avec ce "trou de dix ans dans leur CV" ...

Le virus vient t’il des "usines à porcs" ?
Cette hypothèse évoquée peu après les premières dépêches médiatiques faisant état d’un nouveau virus au Mexique, en raison de la présence d’élevages industriels, véritables "usines à porcs", n’a pas été confirmée : le virus n’a pas été isolé sur les porcs de ces élevages [18]. Ces élevages porcins sont immondes. Les porcs sont nourris avec des OGM et bourrés de vaccins et de médicaments pour produire du porc industriel comme Ford des voitures. Le voisinage se plaint depuis des années d’odeurs pestilentielles, et d’autres nuisances, comme le développement de nouvelles maladies, dont des pneumonies atypiques. Ces porcheries industrielles appartiennent au plus gros producteur des états-unis, Smithfield. Elles sont à l’évidence immondes et dangereuses, selon les nombreux reportages qui leur ont étés consacrées, mais pour autant aucun lien avec le virus grippal atypique de 2009 ne peut être établi : à "La Gloria", d’où la "pandémie" était censée être partie, toute la population "grippée" a été testée, et un seul cas, celui de l’enfant censé être le "premier" cas", est positif au A/H1N1, selon le ministre Mexicain de la Santé.

Le virus peut-il être sorti d’un laboratoire ?
Des recombinaisons entre virus grippaux se produisent régulièrement, mais, de nos jours, de telles recombinaisons ne se produisent plus seulement dans la nature : de nombreux laboratoires manipulent désormais de tels virus. Certes, un maximum de précautions est pris, mais le "risque zéro" n’existe pas : un accident ou même un acte criminel intentionnel sont toujours possibles.

En février 2009, un scandale éclate, en toute discrétion : en Autriche, un laboratoire de la firme Baxter a mélangé accidentellement les virus de grippe aviaire H5N1 et de grippe saisonnière humaine H3N2 [19]. Ce "matériel viral expérimental" a été livré à la société Avir Green Hills Biotechnology. Celle-ci l’a redistribué à des sous traitants en Slovénie, en Allemagne et en République Tchèque. Injecté à des furets, ce "vaccin" ou ce "matériel viral expérimental", on ne sait pas trop comment l’appeler, a provoqué leur mort, ce qui a déclenché l’alerte. Des spécialistes en biosécurité se sont montrés fort préoccupés du fait que le virus de grippe humaine H3N2 ait été mélangé avec le virus de la grippe aviaire H5N1. Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait être interdite, ont signifié plusieurs experts.

Le "Journal de virologie" de l’American Society for Microbiology" recevait par exemple le 19 novembre 2008 une étude acceptée le 6 février 2009 et publiée dans son numéro de mai 2009 sur "l’infection expérimentale de cochons avec la grippe A humaine de 1918" [20], la fameuse "grippe espagnole" qui fit 18 millions de morts.

Que le virus puisse sortir d’un laboratoire est donc sans aucun doute possible. De plus, il existe un précédent historique : Le 2 mars 2009, un virologue parmi les plus réputés au monde, Vincent Racaniello [21], publiait sur le site www.virology.ws un article sur l’origine du virus H1N1 actuel [22] ... dans lequel il revient sur une publication de la revue Nature ... de 1978 ! Quel rapport ?

"[...] des virus du sous-type H3N2 circulaient en mai 1977 quand des virus H1N1 furent isolés en Chine puis en Russie. Durant l’hiver 1977-1978, les virus H1N1 causèrent une épidémie dans tout l’hémisphère nord. Les résultats de tests sérologiques indiquèrent que les glycoprotéines HA et NA des virus H1N1 de 1977 étaient très similaires à celles de virus du même sous-type qui circulaient en 1950. [...] Par contraste, il y avait moins de similarités entre l’ARN viral des H1N1 de 1977 et tous les H1N1 qui avaient circulés chez les humains entre 1947 et 1956. Pourquoi le génome viral de l’isolat de 1977 et ceux de 1950 étaient si proches ? Si les virus H1N1 s’étaient répliqués chez un animal pendant 27 ans, bien plus de différences auraient étés identifiées. Les auteurs suggérèrent plusieurs possibilité, mais une seule "colle" : - "il est possible que le virus de la grippe H1N1 ait été "gelé" dans la nature ou ailleurs [...] [23]"
La suggestion est claire : le virus a été congelé dans un laboratoire depuis 1950 et est ressorti, que ce soit intentionnellement ou par accident, en 1977. Cette possibilité a été contestée par les scientifiques Russes et Chinois, mais demeure à ce jour la seule explication scientifique plausible."

Pourquoi diantre un virologue expérimenté publie t’il donc, en mars 2009, cet article teinté d’humour en lui donnant pour titre "Origin of current influenza H1N1 virus" ("Origine du virus H1N1 actuel") ???

Dans une interview publiée le 27 avril 2009, le Pr Flahaut lui aussi dit : "Une des dernières apparitions importantes du H1N1 survient en 1976-1977. Elle a été passée sous silence car il s’est agi d’une contamination de laboratoire, non malveillante, en URSS, lors d’expériences militaires."

Le 24 novembre 2009, trois spécialistes en virologie publient un article sur l’origine du virus [24] : "D’où vient la grippe "porcine" A/H1N1 2009 ?" :

Le virus de grippe porcine A (H1N1) qui est apparu en 2009 et a été trouvé pour la première fois chez des humains au Mexique, est un virus réassorti avec au moins trois parents. Six de ses gènes sont très proches dans leurs séquences de ceux de virus grippaux H1N2 "triple-réassortiments" isolés chez des porcs en Amérique du Nord vers 1999-2000. Ses deux autres gènes proviennent de différents virus eurasiens de grippe porcine de type "aviaire". Le gène NA est très proche de celui de virus H1N1 isolés en Europe de 1991 à 1993, et le gène MP est très proche de celui de virus H3N2 isolés en Asie en 1999-2000.

Les séquences de ces gènes ne révèle pas directement si la source immédiate des parents du virus provient d’isolats collectés il y a plus d’une décennie avant le début de la pandémie humaine. Les trois parents du virus pourraient avoir étés assemblés quelque part par des moyens naturels, tels que les migrations d’oiseaux, pourtant, le lien consistant avec des virus porcins suggèrent qu’une activité humaine est impliquée. Nous discutons d’une hypothèse publiée : le cheptel porcin non suivi et le commerce international des porcs, associé à des barrières de quarantaine poreuses, auraient généré le virus réassorti. Nous lui opposons l’hypothèse de la possibilité d’erreurs de laboratoires impliquant le partage d’isolats viraux et de cultures cellulaires, ou peut-être la production de vaccins.

Des séquences de gènes provenant d’isolats qui jettent un pont au dessus du trou temporel et phylogénétique entre le nouveau virus et ses parents trancheront entre ces possibilités, et nous suggérons qu’elles devraient être recherchées. Il est important de trouver la source de ce nouveau virus si l’on veut prévenir les prochaines pandémies plutôt que de seulement tenter d’en minimiser les conséquences après leur émergence. Le virus de la grippe est un virus pathogène animal très significatif.

La confiance publique en la recherche sur la grippe, et l’agrobusiness qui est basé sur beaucoup d’hôtes de la grippe, a été érodée par plusieurs évènements récents impliquant le virus. Les mesures qui pourraient redonner confiance passent par l’établissement d’une administration internationale unifiée de coordination de la surveillance, de la recherche et des activités commerciales avec le virus, et par la tenue d’un registre de tous les isolats de virus grippaux.

Effectivement : puisqu’en 2009, 6 ans après la pandémie médiatique de "grippe aviaire", 32 ans après qu’un virus grippal se soit effectivement échappé d’un laboratoire militaire et ait causé des millions de décès de par le monde, un tel registre n’existe pas, on peut s’interroger sérieusement sur la sécurité et la traçabilité de ces activités hautement risquées ...

Les personnes ayant déjà été exposées aux virus de la famille A/H1N1 en 1977 ou avant semblent être plus souvent immunisées contre le virus 2009, qui touche des tranches d’âge et des groupes atypiques pour une grippe saisonnière. Pourquoi le virus A/H1N1 de 2009 possède t’il des antigènes déjà rencontrés par leur système immunitaire ? (Ce n’est jamais le cas les autres années : c’est justement pourquoi les vaccins anti-grippe doivent chaque fois être adaptés aux souches virales en circulation)

Qu’il s’agisse de labo(s) qui gèrent la sécurité "comme des porcs" ou de porcs qui se comportent comme des labos : PLUS JAMAIS ÇA !

Les vaccins

Sur son blog, le Dr Martin Winckler estime que :

"Dans l’hémisphère sud, où la santé de la population est proportionnellement plus précaire que dans l’hémisphère nord, la mortalité est inférieure à celle d’une grippe saisonnière habituelle. De plus, comme l’OMS ne demande plus de confirmer les cas de grippe « puisqu’il y en a trop », on est en droit de penser que le nombre de personnes atteintes par la grippe est bien plus grand qu’estimé, mais comme le nombre de morts attribué au virus (un mort, ça se comptabilise) est faible, la proportion de décès par rapport au nombre de personnes touchées est donc probablement encore plus faible qu’on ne l’estime actuellement.". Il exprime un avis partagé par beaucoup de professionnels de santé : "Autrement dit : en agitant la peur d’un virus qui "pourrait" devenir dangereux, on vous a vendu un vaccin qui, si le virus était vraiment devenu dangereux ne vous aurait, de toute manière, pas protégés... Il ne vous reste plus qu’un vaccin très coûteux, peut-être efficace(mais c’est pas sûr) contre un virus... bénin.".

Il y a un autre élément à prendre en compte : la vaccination ne peut enrayer l’épidémie que si suffisamment de gens se font vacciner ! (80% selon les études à ce sujet. Et si le vaccin est très efficace, bien sûr). Sinon, les personnes non vaccinées restent assez nombreuses pour propager le virus. Or tous les sondages montrent que la grande majorité des gens n’envisage PAS de se faire vacciner. Y compris et peut-être même d’abord chez les professionnels de santé. J’ai déjà cité Martin Winckler. Des personnalités comme Roni Brauman et le professeur Luc Montagner n’envisagent pas de faire ce vaccin. Et Rony Brauman "n’encouragera pas ses enfants à le faire".

A ce jour, il y a, selon les chiffres du gouvernement lui-même, bien plus de personnes qui ont contractées cette grippe, et qui y ont survécu, que de personnes vaccinées. A ce jour, en France, seules 17% des personnes interrogées envisagent de se faire vacciner [25]. Avant même d’avoir commencée, la vaccination de masse n’a déjà plus aucune chance de stopper l’épidémie, ni même de diminuer significativement la probabilité de contamination des personnes fragiles.

Protège t’elle au moins contre le virus ?
Trois semaines après l’injection, 80% à 90% des personnes vaccinées [26] développent une forte réponse immunitaire. Ce sont les résultats annoncés par les fabricants, et ils concernent la réponse immunitaire, "considérée comme protectrice", et non la mesure a posteriori d’une efficacité réelle. Ce sont des chiffres très significatifs, en médecine.

Toutefois, ils concernent des essais cliniques, et non des résultats en situation réelle où les personnes vaccinées sont entourées d’un nombre supérieur de personnes non vaccinées ayant survécues, et donc immunisées. Nous n’avons à ce jour encore lu aucune étude épidémiologique sur l’efficacité de ce vaccin en situation réelle. Or, dans la campagne de vaccination de masse qui a démarré le 12 novembre, il est désormais certain que de nombreuses personnes vaccinées seront en contact avec le virus avant d’avoir pu développer une immunité (341 000 personnes ont attrapées la grippe "A" la semaine précédente, et 266 000 la semaine d’avant).

Enfin, il faudra tenir compte des effets secondaires pour évaluer le rapport bénéfice/risque de cette vaccination. Or, compte tenu de la rapidité et de l’opacité dans lesquelles ces nouveaux vaccins ont étés non pas commercialisés, mais vendus directement aux États selon des procédures d’exception, de nombreux spécialistes émettent des doutes sérieux sur leur efficacité et sur leur innocuité, rappelant au passage que la "collaboration Cochrane" concluait à un bilan d’efficacité désastreux pour la vaccination contre les grippes saisonnières.

Les adjuvants
Plusieurs types de vaccins ont étés fabriqués, certains "avec adjuvants" et d’autres "sans adjuvants". Ces adjuvants augmentent la réponse immunitaire, et permettent donc de fabriquer plus de doses avec moins d’antigènes. Ils pouraient également rendre certains vaccins efficaces même en cas de légère mutation du virus, selon des tests réalisés par GlaxoSmithKline sur un prototype de vaccin contre la grippe aviaire H5N1 utilisant leur adjuvant "maison". Le revers de la médaille est un risque accru pour les personnes souffrant de maladies auto-immunes.

Il s’agit toutefois là d’un point de vue européen : le 3 novembre 2009, le site gouvernemental américain des centres pour le contrôle et la prévention des maladies [27] publie ceci :

"Est-ce que les vaccins actuellement recommandés pour la grippe H1N1 de 2009 contiennent des adjuvants ? Non. Conformément aux plans fédéraux actuels, seuls des vaccins sans adjuvants seront utilisés aux Etats-Unis durant la saison grippale 2009. [...] Les vaccins 2009 avec adjuvants seront étudiés pour déterminer s’ils sont sûrs et efficaces. Les experts étudieront les données quand elles seront disponibles. Il n’est pas prévu pour l’instant de recommander un vaccin H1N1 2009 avec adjuvants."

Le point de vue des autorités américaines est limpide : tant qu’elles ne disposent pas de données scientifiques sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins avec adjuvants, elles n’envisagent pas de les autoriser sur le territoire américain.

Nous sommes donc curieux de savoir sur quelles données scientifiques, encore inconnues des américains au 3 novembre 2009 , ont bien pu se baser les autorités européennes pour accorder des autorisations de mise sur le marché à trois vaccins tous avec adjuvants ?

L’un de ces adjuvants, le squalène, a été et est toujours soupçonné d’être responsable du "Syndrôme de la guerre du Golfe". Dans un article paru dans le numéro 236 de juin 1997 de la revue Pour la science et intitulé « Le soi, le non-soi et les virus », le Pr. Zinkernagel, prix Nobel de médecine et physiologie 1996, explique comment le fait d’introduire dans l’organisme en grande quantité une molécule qui existe dans l’organisme, telle le squalène, peut déclencher des mécanismes immunitaires de type auto-immun. Lors d’un essai de vaccin GSK, sur 100 enfants vaccinés, en Espagne, en 2007-2008, l’un d’entre eux a été atteint d’une hépatite auto-immune. Le "Dr CMT", qui attire l’attention sur ce point dans un article très documenté publié sur le blog "pharmacritique" écrit :

"Je rappelle que l’hépatite auto-immune retrouvée sur un des 101 enfants ayant subi des essais cliniques préliminaires du laboratoire GSK en Espagne avec un vaccin contenant du squalène a au minimum 999 chances sur 1000 d’être due à la vaccination, statistiquement parlant. Cela est d’autant plus probable que cette hépatite auto-immune concerne précisément l’organe du corps qui contient naturellement du squalène. Cela rejoint les mécanismes théoriques des maladies auto-immunes décrits par le Pr. Zinkernagel, cité plus haut.

Seule une croyance aveugle en la version présentée par le laboratoire GSK et en sa bonne foi peut mener à ne pas vérifier l’hypothèse que cette hépatite est due à l’adjuvant présent dans le vaccin et à ne pas prendre des mesures de prudence élémentaires."

Les vaccins sans adjuvants
Ils provoquent moins d’effets secondaires, mais contrairement à une idée reçue, les vaccins sans adjuvants ne sont pas à coup sûr les moins dangereux : certains se basent sur le virus entier, et pourraient donc présenter un risque plus élevé de transmettre la maladie au lieu de protéger en cas d’incident de fabrication. Certains sont produits selon des technologies nouvelles (cultures cellulaires), dont un expert [28] estime que :

"la question de savoir si la culture du vaccin sera pratiquée « sur oeufs » ou sur des « cultures cellulaires » est traitée comme un détail purement optionnel, alors qu’il s’agit d’une étape fondamentale du processus de fabrication dont la validation, à elle seule, aurait dû exiger plusieurs années de travail intensif".

Les vaccins achetés par la Ministre B [29]

Laboratoire Novartis GlaxoSmithKline Baxter AG Sanofi-Pasteur
Vaccin Focetria Pandemrix Celvapan Humenza Panenza
Type Mock-up H5N1 [30]
Antigènes de surface
Mock-up H5N1
virion fragmenté
Mock-up H5N1
virion entier
virion fragmenté
Hémagglutinine
(HA) pour 0.5ml [31]
7.5 μg 3,75 μg 7.5 μg 15 μg [32]
Adjuvants [33] MF59, Squalène (9,75 mg), Polysorbate 80 (1,175 mg), Trioleate de sorbitane (1,175 mg) AS03, Squalène (10,69 mg), DL-α-tocophérol (11,86 mg) Polysorbate 80 (4,86 mg) (pas d’AMM avant fin 2009)
Nombre de doses commandées 16 millions 50 millions 50 000 28 millions de doses [34]
Montant du marché (€) [35] 149 440 000 350 000 000 500 000 175 000 000
Prix d’une dose (€) 9,34 7 10 6,25
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Contrats conclus avec les labos

Ces vaccins ont étés autorisés à la vente par la commission européenne les 29 septembre et 2 octobre (Celvapan). Le vaccin Sanofi-Pasteur (Panenza) n’a été autorisé (AMM) que le 16 novembre, postérieurement au lancement de la campagne de vaccination officielle.

Ils avaient étés commandés au mois de juillet. "750 millions d’euros ont étés consacrés à l’achat des vaccins. Leur prix unitaire est variable en fonction des fournisseurs et s’établit en moyenne à un peu moins de 8€ HT.". La note publique sur les contrats conclus avec les laboratoires fournisseurs comprend des dispositions proprement exorbitantes, s’agisssant de santé publique, telles que :

"les informations couvertes par le secret industriel et commercial ont été occultées"

ou encore :

[...] l’État s’engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l’encontre de ce dernier dans le cadre des opération de vaccination sauf en cas de faute [...]

On y apprend que le gouvernement avait envisagé de vacciner sans Autorisation de Mise sur le Marché, puisqu’il a été explicitement prévu que la "clause d’irresponsabilité" des fabricants s’appliquerait même dans ce cas-là !

Voici l’avis de la revue "Precrire" sur les 4 vaccins achetés par la France [36] :

"Plusieurs vaccins grippaux monovalents inactivés contre le virus H1N1v sont autorisés ou annoncés d’ici la fin de l’année 2009. Ils diffèrent sur plusieurs critères, tels que : type de vaccin (virus entier, fragmenté, ou à "sous-unités"), présence ou non d’adjuvant lipidique (visant à amplifier la réponse immunitaire et à augmenter le rendement de production), présentation unidose ou multidoses, conservateur ou non. [...] Une présentation unidose en seringue préremplie prête à l’emploi est préférable pour mettre à l’abri d’une contamination microbienne et des risques liés à un conservateur. En pratique, bien qu’encore parcellaires, les données disponibles au 30 septembre 2009 justifient une vaccination des personnes à risque élevé de complication grave de la grippe H1N1v, et aussi de celles qui les entourent et qui les soignent. Plusieurs vaccins sont proposés. Le vaccin doit être choisi, selon les disponibilités, pour réduire au minimum les risques d’effets indésirables, notamment chez les nourrissons et les femmes enceintes jugés à risque : c’est-à-dire de préférence un vaccin à virus fragmenté sans adjuvant."

Fort bien ... L’ennuyeux, c’est que les vaccins achetés par la ministre "B" ne sont PAS proposés en seringues préremplies prêtes à l’emploi, et qu’aucun d’entre eux n’est à la fois à virus fragmenté et sans adjuvants. La revue "Prescrire" recommande ainsi d’autres vaccins que ceux commandés par la ministre "B", avec un conditionnement plus sûr, en seringues monodoses pré-remplies ...

Effets secondaires des vaccins
Bien sûr, nous ignorons encore tout des effets secondaires à long terme, et en ce qui concerne les effets secondaires dans les heures qui suivent la vaccination, bien des incertitudes demeurent. Toutefois, dans son Bulletin n°3 de Suivi de pharmacovigilance des vaccins grippaux A (H1N1) du 19/11/2009, sur 200 000 doses de vaccin Pandemrix administrées à des personnels de santé entre le 21 octobre et le 15 novembre, l’Afsapps recense un peu plus de 313 réactions indésirables survenues dans les heures suivant la vaccination, dont 5 cas graves. Or 5 / 200 000, c’est sensiblement du même ordre de grandeur que 0,003% : la probabilité de mourir de la grippe "2009" serait donc sensiblement au plus du même ordre de grandeur que la probabilité d’être victime d’effets secondaires graves (mais pas forcément mortels) de la vaccination, du moins avec le Pandemrix, et sur cette population particulière. A l’étranger, les cas d’effets indésirables graves rapportés par l’OMS [37] ou par l’agence de santé Canadienne sont encore moins nombreux.

Les effets secondaires plus ou moins bénins sont assez nombreux : douleur persistante au point d’injection dans un cas sur deux, fatigue, douleurs musculaires, syndromes grippaux, ... (cf. dossier du Dr Girard "Je vaccine mes enfants ?" et rapport d’agrément du Pandemrix)

Toutefois, les faiblesses et les biais de l’appareil statistique de l’OMS, scrupuleusement signalés dans différentes de ses publications, peuvent sans doute expliquer la différence d’un facteur 10 entre la mortalité estimée par l’OMS et celle constatée sur 2 millions de cas en France. Mais si l’OMS ou le système sanitaire français peuvent se tromper d’un facteur 10 sur des millions de cas, voire pire comme au début de cette pandémie, alors les autres données produites par les mêmes outils statistiques risquent elles aussi d’être entachée de beaucoup d’incertitudes, du moins dans les premiers temps, avant que le recul et les études nécessaires (si elles sont diligentées) ne fournissent les données scientifiques adéquates. Exactement le genre d’études qu’attendent les autorités des Etats-Unis ou de la Suisse pour autoriser les vaccins avec adjuvants sur leurs territoires ...

Concernant le Pandemrix, en particulier, des décès "dans les quelques heures ou jours suivant la vaccination" ont étés signalés dans plusieurs pays [38], sans que l’on connaisse à ce jour le nombre de ces décès causés directement ou indirectement par la vaccination. (Complément : voir aussi notre article sur les données de pharmacovigilance française et européenne : "Pandemrix : vaccin-miracle ou sérieux problème de pharmacovigilance ?")

Il reste donc bien sûr la question des effets secondaires à plus long terme, mais aussi à ce jour encore beaucoup d’incertitudes sur les chiffres préliminaires chichement rendus publics dans le cadre du plus grand "plan de panique mondiale" depuis la guerre froide ...

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Je vaccine mes enfants ?

Dr Marc Girard, Conseil en pharmacovigilance et pharmacoépidémiologie et expert européen (AEXEA)

Dois-je me faire vacciner ?
Si vous cherchez des arguments pour cette vaccination, vous avez déjà entendus le matraquage publicitaire du gouvernement et des labos. Lisez également l’article du Dr Dominique Dupagne, qui a été cosigné sur Internet par 175 de ses collègues : plutôt "pour", il estime néanmoins qu’il faut informer les patients que "l’alternative n’est pas de vous vacciner ou non cette année contre la nouvelle grippe A/H1N1, mais de savoir si vous voulez vous vacciner contre la grippe en général", chaque année, durant toute votre vie. Il rappelle également que "dans l’ensemble, l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est modeste : entre 25 et 60% selon les sources".

Si vous recherchez des arguments contre cette vaccination, sachez qu’un expert, le Dr Marc Girard, estime que le rapport bénéfice/risque doit être mieux évalué, et a produit le 19 novembre 2009 une note bien documentée de 14 pages titrée "Je vaccine mes enfants ?" [39] pour permettre à chacun de s’informer. En conclusion, il estime que :

"ce sera aux citoyens de qualifier l’attitude d’un gouvernement qui, tout en brandissant à tort et à travers un « principe de précaution » visant à camoufler son incompétence et son irresponsabilité, ne craint pas de recommander à la population française (notamment les enfants et les femmes enceintes) un vaccin incorrectement évalué qui expose au risque de complications graves chez des centaines de milliers de gens et à un avenir sanitaire incertain chez les enfants vaccinés : certes, je le redis, il s’agit de risques potentiels pour l’instant, mais principe de précaution oblige, non ?"

Si vous hésitez, voici un lien vers une vidéo opposant le discours de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, aux arguments du docteur Marc Girard.

Et si vous hésitez encore, faites comme nous : allez vérifier les sources citées. C’est un peu long, il est nécessaire de parler anglais, mais ce n’est pas bien compliqué ...

Et enfin, rien n’interdit de prendre plusieurs avis, dont pourquoi pas celui de son médecin, s’il est de toute confiance. N’hésitez pas à lui donner ce dossier : les liens vers les AMM, vers les données issues des essais des vaccins et leur critique par des pairs peuvent l’intéresser au plus haut point. Ainsi que les données issues de la pharmacovigilance française et européenne, intéressantes à comparer ...

Les masques

Il en existe différents types : les masques anti-projections, dits abusivement "chirurgicaux", qui laissent passer les virus, et les masques de protection dits FFP2 et FFP3, qui peuvent protéger des virus [40]. L’INRS indique toutefois qu’un masque FFP2 mal ajusté ou mal utilisé ne protège pas plus qu’un masque anti-projections. En raison de leur filtration plus fine, ces masques sont inconfortables s’ils ne sont pas munis d’une soupape.

Dans tous les cas, ils doivent être changés souvent, car ils peuvent devenir un vecteur de contamination lorsqu’ils ont étés contaminés par le virus. Les simples masques anti-projections, en particulier, sont traversés par l’humidité, et les virus. Tous les masques doivent être changés toutes les 4 heures, ou dès que l’on a toussé ou éternué dedans. Le site www.infirmiers.com publie un document illustrés de photos pour montrer leur bon usage. Mais même dans le cas idéal, un masque appliqué sur le visage n’est pas un scaphandre : il y a des fuites.

Bref, malgré les centaines de millions de masques achetés par les pouvoirs publics et les entreprises, il semble donc très peu probable que ces masques soient tous utilisés dans les conditions strictes où ils peuvent servir, lues dans leurs notices ...

Certains masques seront mal utilisés par manque d’habitude, d’autres portés trop longtemps, et d’autres encore jetés "n’importe où", avec leur charge virale. Et surtout, les masques anti-poussières achetés en masse par les autorités, qui ne sont pas des masques "chirurgicaux", laissent passer les virus ! Pourquoi la ministre "B" en a t’elle commandé autant ? Selon le journal économique "L’Expansion" du 21 aout 2009 :

La France a d’ores-et-déjà acquis un milliard de masques anti-projections et 723 millions de masques de protection, dont beaucoup avaient été commandés pour faire face à la grippe aviaire. Elle a en plus débloqué 46,2 millions d’euros pour l’achat de 92,4 millions de masques de protection supplémentaires. Sperian Protection a ainsi reçu du gouvernement français une commande d’"environ 25 millions d’euros" à livrer d’ici la fin 2010.

Et pour les enfants de 1 à 12 ans, le gouvernement a commandé 150 millions de masques "anti-poussières", certes rebaptisés "chirurgicaux" pour l’occasion [41], mais qui laissent passer les virus !

Quelle cohérence y’a t’il dans ces décisions ministérielles ? Si des études confirment que ces deux milliards de masques peuvent freiner une pandémie, il fallait les meilleurs masques possibles, qui filtrent les virus ! Comment peut-on oser destiner 150 millions de masques qui ne filtrent pas les virus aux enfants  ???

Enfin, rappelons-le, le gouvernement sarkozyste a fait passer un décret interdisant de porter un masque ... aux manifestants ! Or, nous étions tout de même plus de 3 200 000 le 19 mars 2009 ... Faudrait savoir, brigadier !

Les gels hydro-alcooliques

Avec cette pandémie est apparu cette année un nouveau produit de consommation "in-dis-pen-sable" : les solutions et les gels hydro-alcooliques. Les stratèges du marketing nous avaient déjà fait un coup de ce genre pour Halloween : fourguer un truc qui ne sert à rien, avec toute sa gamme de produits dérivés.

L’Afssaps recommande [42] :
- "de toujours privilégier le lavage des mains avec de l’eau et un savon, et de réserver gels et solutions hydro-alcooliques aux cas où aucun point d’eau potable n’est disponible."
- "de ne pas utiliser les gels hydro-alcooliques chez les enfants : le lavage des mains au savon liquide avec la présence d’un adulte reste la meilleure solution."

Bref, pour les gens qui se lavent les mains, avec de l’eau et du savon, les autorités recommandent de ne surtout rien changer : les gadgets hydro-alccoliques sont à réserver aux adultes souvent éloignées d’un point d’eau.

Il existe peut-être tout de même une (petite) cible pour ces produits : ce sont les vibrions politico-médiatiques qui affectionnent billets de banque, yachts, et montres de luxe, et passent ensuite leurs journées à pérorer et à serrer des louches sans jamais se laver les mains, car ce virus reste contagieux pendant des jours sur des billets de banque [43].

Les antiviraux

Cf. article "Tamiflu®+©=$$$ dans toutes les pharmacies". Le responsable de la pharmacovigilance japonaise, Rokuro Hama, écrit : "Le Tamiflu n’est pas seulement inefficace, il est surtout dangereux. Voilà le problème.".

Grippe A + Ministre B = plan T !

La ministre "B" avait tout prévu ("Ah bon ?") : elle a commandé dès juillet 94 millions de doses de vaccins et presque deux milliards de masques dont plus de la moitié ne sont pas faits pour filtrer les virus, elle a sermonné les préfets, et mis les services de l’Etat en alerte : ils ont étés sommés de recenser les moyens funéraires département par département et d’organiser un plan d’urgence pour pouvoir enterrer ou incinérer vite et bien. Un milliard et demi d’euros auraient déjà étés engagés, au total, dans le plan de lutte contre la grippe "A".

On peut comprendre, après la vache folle et le sang contaminé, que la ministre "B" n’ait cette fois pas voulu prendre de risque, surtout après le facheux précédent d’un de ses prédécesseurs qui avait eu un mal fou à essayer de mettre sur le dos du soleil une surmortalité de 70% en 15 jours liée au délabrement de notre système de santé, en 2003.

Mais c’est justement là où le bât blesse : notre système de santé, privatisé et démantelé par pans entiers, n’a depuis longtemps déjà plus de marges de manoeuvre : il fonctionne "à flux tendus". La moindre pécadille suffit désormais à engorger les services d’urgence. Les "patients" patientent de longues heures, en souffrant. Quand ils survivent ! Dans l’Ain, une femme est morte faute de soin, le 28 septembre 2009, après avoir poireauté trois heures aux urgences. "C’était une sage-femme retraitée, qui avait parfaitement diagnostiqué qu’elle souffrait d’un infarctus", dit son mari qui l’avait conduite aux urgences, et qui "s’étonne que son épouse ait été laissée sur un brancard pendant deux ou trois heures avant que quelqu’un ne vienne s’occuper d’elle. Trop tard".

De même, si la grippe "A" tue peu, elle entraîne quelques rares cas graves, et pour certains mortels. Selon un reportage télévisé, hier (11/11/2009), il n’y aurait qu’une trentaine de places de réanimation avec circulation extra-corporelle pour toute la France [44] !!! Et déjà (selon le site du gouvernement) "31 patients présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë". Dommage pour le trente-et-unième ... [45]

En fait, si les laboratoires pharmaceutiques, les fabricants de masques et les "hydro-alcoologues" peuvent remercier la ministre, les hôpitaux et la médecine en zones défavorisées (banlieues et campagnes) sont les grands perdants du plan à "B". En zones urbaines, où les grands hôpitaux sont déjà "à flux tendus", une meilleure qualité de soins sera possible de manière drastiquement limitée par les ressources disponibles : 30 respirateurs extra-corporels pour toute la France, pour déjà 31 patients en détresse respiratoire aigüe.

C’est LE gros risque qui menace les personnes victimes des formes graves de la grippe "A" : crever à l’hôpital faute de matériels, ou même aux urgences faute d’avoir pu rentrer. Et contre ce risque-là, la ministre "B" n’a pas fait grand chose : dès la semaine dernière, les médias ont rapportés que les services d’urgence saturaient déjà.

Il faut dire que son gouvernement détruit méthodiquement tout ce qui peut encore ressembler de près ou de loin à un service public, y compris les services publics de santé. Surtout à la campagne, et en banlieues.

Dernier "détail" piquant, la ministre "B", docteure en pharmacie, a travaillé au moins 20 ans pour l’industrie pharmaceutique, en qualité de visiteuse médicale puis de chargée des relations publiques.

Le président du CA de l’AP-HP (Hôpitaux de Paris) dénonce "le bide" de la campagne de vaccination. Il juge "tout à fait préoccupant" ce rejet de la vaccination et demande la création d’une mission parlementaire à ce sujet. Cette campagne se passe "dans un climat détestable", estime t’il, citant "l’absence de transparence de l’information, des maladresses dans la communication, et donc une méfiance de la population". Il rappelle qu’il dénonçait depuis plusieurs mois "le mythe d’une campagne de vaccination générale", "très lourde et peu crédible". "Le bénéfice/risque de cette vaccination n’est toujours pas avéré pour le tout venant", souligne-t-il. Il défend en revanche une politique vaccinale "raisonnable", ciblée vers les personnes les plus exposées, tels les personnels médicaux, et les plus fragiles, comme les femmes enceintes, les gens ayant une maladie cardio-pulmonaire, les diabétiques, les enfants ... Soulignant que la campagne vaccinale était actuellement "un gigantesque bide", il se dit "inquiet de la sous-vaccination" des gens les plus concernés, estimant que ce rejet est "tout à fait préoccupant" et "dangereux pour la santé publique". Pour lui, le gouvernement devrait "changer de communication, instaurer un vrai dialogue avec les Français et fournir toute la transparence dans l’information".

Bref, c’est désormais clair, les citoyens ne font plus aucune confiance à ce gouvernement : ils l’ont pris en grippe, le virus progresse bien plus vite que la vaccination, et le plan Bachelot est planté !

Enfin, pas pour tout le monde : les cours boursiers des laboratoires concernés se portent bien, merci. En fait, les bourses qui plongeaient inexorablement depuis mi-2007 ont cessé de plonger, et sont reparties à la hausse, à partir du 9 mars 2009.

Ce jour-là, Sanofi-Aventis signait un contrat de cent millions d’euros "pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique" [46].

Ce jour-là, en France, l’assemblée nationale débattait de la "réforme de l’hôpital", et madame la ministre "B" s’inquiétait des "cigarettes aromatisées dont la teneur en ingrédients de saveur sucrée (ou "acidulée", après amendement) dépasse des seuils fixés par décret" et des "risques de cyber-dépendance" [47]...

Ce jour-là, comme tous les autres jours de l’année, 100 000 personnes sont mortes DE FAIM [48].

Et encore : "on ne nous dit pas tout" ....

Minga, 2009

Voir aussi :
- "Grippe A/H1N1 2009 - Y’a la télé qu’a dit ... Alerte rouge !".
- Vaccin-miracle ou sérieux problème de pharmacovigilance ?
- Effets secondaires graves des vaccins "pandémiques" : l’agence européenne avoue
- Tamiflu dans toutes les pharmacies - Les antiviraux, c’est automatique ?

- Documentaire argentin, sur youtube, sous-titré. Retour sur les liens entre Tamiflu et gouvernement Bush, comparaison avec la mortalité d’autres maladies, effets secondaires graves du Tamiflu, tout y passe : à voir absolument. Ce n’est pas "conspirationiste", c’est "coïncidentioniste" : essentiellement factuel. Si les faits peuvent susciter de sérieux soupçons, ils ne constituent pas des preuves de culpabilité, au sens criminel : ce n’est pas parce qu’un crime profite à quelqu’un qu’il en est nécessairement toujours l’auteur. Mais c’est tout de même assez fréquent pour que l’adage policier conseille de toujours rechercher à qui un crime profite : des recherches scientifiques et peut-être bien aussi des enquêtes criminelles sur l’origine et les spécificités du virus s’imposent !
- Documentaire "Silence, on vaccine !" : coproduction Office National du film du Canada, Play film, France 5 rapportant de graves effets secondaires de certaines vaccinations, en 2008.

- Quand tata Roselyne confond gauche et droite.
- Vaccin contre la grippe "maison"
- Tamiflu : le tube, sur l’air de "Mexiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiico".
- Grippe A et magie de la télé : un montage de journaux télévisés de TF1 désopilant, car d’un jour à l’autre, les présentateurs vedettes disent une chose puis son contraire ...
- Groland - Comment contracter la grippe A ? : ça se passe loin d’ici, en Présipauté grolandesque, non ?
- Le petit coin de résistance de Christophe Alévèque.
- Anne Roumanoff : Radio-Bistrot les 10/05/2009 et 06/09/2009.
- Stéphane Guilon : le gouvernement a tout raté, même sa grippe

Notes

[1] Le journal Le Monde a même trouvé le moyen de publier un dossier spécial de plusieurs pages en 100 questions sans poser celles du taux de mortalité et du taux de morbidité.

[2] le taux de mortalité et le taux de morbidité sont les deux variables "de base" en épidémiologie, avec le "taux d’attaque", la part d’une population touchée à l’instant "t".

[3] Premier communiqué officiel de l’OMS sur la "grippe porcine" de type H1N1, 24 avril 2009 :
Influenza-like illness in the United States and Mexico

24 April 2009 — The United States Government has reported seven confirmed human cases of Swine Influenza A/H1N1 in the USA (five in California and two in Texas) and nine suspect cases. All seven confirmed cases had mild Influenza-Like Illness (ILI), with only one requiring brief hospitalization. No deaths have been reported.

The Government of Mexico has reported three separate events. In the Federal District of Mexico, surveillance began picking up cases of ILI starting 18 March. The number of cases has risen steadily through April and as of 23 April there are now more than 854 cases of pneumonia from the capital. Of those, 59 have died. In San Luis Potosi, in central Mexico, 24 cases of ILI, with three deaths, have been reported. And from Mexicali, near the border with the United States, four cases of ILI, with no deaths, have been reported.

Of the Mexican cases, 18 have been laboratory confirmed in Canada as Swine Influenza A/H1N1, while 12 of those are genetically identical to the Swine Influenza A/H1N1 viruses from California.

The majority of these cases have occurred in otherwise healthy young adults. Influenza normally affects the very young and the very old, but these age groups have not been heavily affected in Mexico.

Because there are human cases associated with an animal influenza virus, and because of the geographical spread of multiple community outbreaks, plus the somewhat unusual age groups affected, these events are of high concern.

The Swine Influenza A/H1N1 viruses characterized in this outbreak have not been previously detected in pigs or humans. The viruses so far characterized have been sensitive to oseltamivir, but resistant to both amantadine and rimantadine.

The World Health Organization has been in constant contact with the health authorities in the United States, Mexico and Canada in order to better understand the risk which these ILI events pose. WHO (and PAHO) is sending missions of experts to Mexico to work with health authorities there. It is helping its Member States to increase field epidemiology activities, laboratory diagnosis and clinical management. Moreover, WHO’s partners in the Global Alert and Response Network have been alerted and are ready to assist as requested by the Member States.

WHO acknowledges the United States and Mexico for their proactive reporting and their collaboration with WHO and will continue to work with Member States to further characterize the outbreak.

[4] Communiqués de l’OMS : 75 communiqués en six mois, dans un dossier spécial consacré à cette épidémie.

[5] La grippe saisonnière (sur le site de l’OMS)

[6] ECDC : European Center for Diseases Control

[7] Impact de la grippe saisonnière en France de 2001 à 2009 document des Groupes Régionaux pour l’Observation de la Grippe.

[8] OMS : Relevé épidémiologique hebdomadaire sur la grippe pandémique H1N1 2009 - 20 novembre 2009, vol. 84, 47 (pp 485–492) : Virus de la grippe pandémique A (H1N1) 2009 – synthèse épidémiologique, Ontario (Canada), juin 2009

[9] FAQ du site www.pandemiequebec.gouv.qc.ca

[10] Bulletin 2009/46 du 09/11/2009 au 15/11/2009 des Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe

[11] Communiqué de l’Institut national de Veille Sanitaire du 20 novembre 2009

[12] Insee : Principales causes de décès, 2006.

[13] Professeur Floret : président du comité technique des vaccinations du Haut Conseil de la santé publique, il est également consultant pour l’industrie pharmaceutique.

[14] Communiqué de l’OMS du 6 novembre 2009

[15] Estimations du CDC sur le nombre de cas, d’hospitalisations, et de décès dus à la grippe A/H1N1 aux Etats-Unis, d’avril à octobre 2009.

[16] Population des Etats-Unis : source census.gov

[17] Emergence of European Avian Influenza Virus-Like H1N1 Swine Influenza A Viruses in China - abstract : "During swine influenza surveillance from 2007 to 2008, 10 H1N1 viruses were isolated and analyzed for their antigenic and phylogenetic properties. Our study revealed the emergence of avian-origin European H1N1 swine influenza virus in China, which highlights the necessity of swine influenza surveillance for potential pandemic preparedness".

[18] Selon Philippe Vannier, directeur de la santé animale et du bien-être des animaux à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, cité par "Le Monde" du 4 avril 2009

[19] Sources multiples, listées sur hoaxbuster.

[20] Experimental Infection of Pigs with the Human 1918 Pandemic Influenza Virus

[21] Vincent Racaniello est professeur de microbiologie à l’université de Columbia, et co-auteur d’un manuel d’enseignement de la virologie animale. Il a reçu plusieurs prix scientifiques.

[22] Origin of current influenza H1N1 virus, by Vincent Racaniello.

[23] Recent human influenza A (H1N1) viruses are closely related genetically to strains isolated in 1950 : Nature, 1978

[24] From where did the 2009 ’swine-origin’ influenza A virus (H1N1) emerge ? by Adrian J Gibbs, John S Armstrong and Jean C Downie. Abstract : "The swine-origin influenza A (H1N1) virus that appeared in 2009 and was first found in human beings in Mexico, is a reassortant with at least three parents. Six of the genes are closest in sequence to those of H1N2 ’triple-reassortant’ influenza viruses isolated from pigs in North America around 1999-2000. Its other two genes are from different Eurasian ’avian-like’ viruses of pigs ; the NA gene is closest to H1N1 viruses isolated in Europe in 1991-1993, and the MP gene is closest to H3N2 viruses isolated in Asia in 1999-2000. The sequences of these genes do not directly reveal the immediate source of the virus as the closest were from isolates collected more than a decade before the human pandemic started. The three parents of the virus may have been assembled in one place by natural means, such as by migrating birds, however the consistent link with pig viruses suggests that human activity was involved. We discuss a published suggestion that unsampled pig herds, the intercontinental live pig trade, together with porous quarantine barriers, generated the reassortant. We contrast that suggestion with the possibility that laboratory errors involving the sharing of virus isolates and cultured cells, or perhaps vaccine production, may have been involved. Gene sequences from isolates that bridge the time and phylogenetic gap between the new virus and its parents will distinguish between these possibilities, and we suggest where they should be sought. It is important that the source of the new virus be found if we wish to avoid future pandemics rather than just trying to minimize the consequences after they have emerged. Influenza virus is a very significant zoonotic pathogen. Public confidence in influenza research, and the agribusinesses that are based on influenza’s many hosts, has been eroded by several recent events involving the virus. Measures that might restore confidence include establishing a unified international administrative framework coordinating surveillance, research and commercial work with this virus, and maintaining an registry of all influenza isolates."

[25] Sondage IFOP : au 25 octobre 2009, seuls 17% des français envisagent de se faire vacciner.

[26] Vaccin H1N1 Sanofi : de nouveaux essais montrent l’efficacité d’une seule dose : d’après les "résultats de l’analyse intermédiaire" d’essais cliniques, lancés mi-août sur 300 enfants de 3 à 17 ans et 450 adultes en Europe (par Sanofi), une dose de vaccin monovalent contre la grippe A(H1N1) 2009, "induit une forte réponse anticorps, considérée comme protectrice, chez au moins 93% des adultes âgés de 18 à 59 ans, et chez au moins 83% des adultes âgés de 60 ans et plus".

[27] CDC, General Questions and Answers on 2009 H1N1 Influenza Vaccine Safety : "[...] Will the 2009 H1N1 vaccines that are currently recommended contain adjuvants?

- No. According to current federal plans, only unadjuvanted vaccines will be used in the United States during the 2009 flu season. This includes all of the 2009 H1N1 and seasonal influenza vaccines that will be available for children and adults in both the injectable and nasal spray formulations. None of these influenza vaccines will contain adjuvants. 2009 H1N1 vaccines with adjuvants are being studied to determine if they are safe and effective. Experts will review these data when they are available. There is no plan at this time to recommend a 2009 H1N1 influenza vaccine with an adjuvant.[...]"

[28] les perles de la campagne de vaccination, par le Dr Marc Girard.

[29] Ministère de la Santé Les vaccins : questions-réponses - 20 octobre 2009

[30] Mock-up H5N1 : "vaccins-maquettes" développés à partir de travaux antérieurs sur un vaccin contre le virus H5N1 et modifiés pour le virus H1N1

[31] Hémagglutinine (HA) pour 0.5ml : c’est la dose d’antigène d’une dose de vaccin. L’antigène est ce qui déclenche la réaction de défense du système immunitaire recherchée par la vaccination.

[32] Afsapps : Fiche technique du 16 novembre 2009 vaccin Sanofi-Pasteur (Panenza).

[33] AFSSAPS Fiche vaccins - Vaccins bénéficiant d’une opinion favorable du CHMP : PANDEMRIX, FOCETRIA et CELVAPAN

[34] Vaccins Sanofi-Pasteur : il en existe deux, avec ou sans adjuvants. Le gouvernement a passé commande le 16 juillet de 28 millions de doses, mais le communiqué de presse Sanofi-Aventis ne précise pas s’il s’agit de vaccins avec ou sans adjuvants. Il précise : "La formulation finale, le remplissage et la mise à disposition du vaccin seront déterminés dans les prochains mois, lorsque le processus de production à large échelle sera en cours.". Le communiqué mentionne également que la commande du ministère de la santé comprend une tranche optionnelle de 28 millions de doses supplémentaires.

[35] Les contrats passés avec les labos n’ont étés rendus publics qu’après l’intervention en séance publique d’un député et la saisine de la Commission d’Accès aux Documents Administratif par un hebdomaire. Sur l’accès aux documents administratifs, voir également cet article.

[36] Vaccins grippaux H1N1v (Celvapan°, Focetria°, Pandemrix°, Panenza°) : l’avis de la revue "Precrire"

[37] OMS : Innocuité des vaccins contre la grippe pandémique], 19 novembre 2009 - Grippe pandémique H1N1 2009 : actualités en bref No.16

[38] Suède, Suisse, Grande-Bretagne, ...

[39] "Je vaccine mes enfants ?", par le Dr Marc Girard.

[40] INRS Questions-réponses sur la pandémie grippale

[41] Ministère de la Santé : Questions / Réponses

[42] Afsapps : Gels et solutions hydro-alcooliques : Recommandations sur les produits de désinfection des mains par le grand public.

[43] Influenza virus is infectious for days on banknotes : le virus reste infectieux pendant des jours sur les billets de banque.

[44] Après vérification, il semble que la télé se soit encore emmêlé les pinceaux : en fait, il existait 72 centres de CEC pour la chirurgie cardiaque, au printemps 2007, selon un rapport du SNITEM, une branche du MEDEF des fabricants d’intruments médicaux (snitem-infos N° 170). Ce rapport constate que "le marché est stagnant" et s’inquiète "de la menace que fait peser la Haute Autorité de Santé (HAS) en envisageant la fermeture de centres réalisant moins de 300 à 400 CEC par an. Le cas échéant, où iront les malades ? Les autres établissements habilités à réaliser une CEC pourront-ils absorber un surcroît d’activité ?"

[45] Un témoignage de seconde main publié sur Facebook le 1/12/2009 relate le décès d’un patient qui a vu ses chances de survies amoindries par l’absence d’un tel appareil.

[46] Communiqué de presse Sanofi-aventis investit 100 millions € pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique. (également sur Dailymotion)

[47] Assemblée nationale : Compte rendu intégral Deuxième séance du lundi 9 mars 2009

[48] Selon Jean Ziegler (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à mars 2008), la mortalité due à la sous-alimentation représentait 58% de la mortalité totale en 2006 : « Dans le monde, environ 62 millions de personnes, toutes causes de décès confondues, meurent chaque année. En 2006, plus de 36 millions sont mortes de faim ou de maladies dues aux carences en micro-nutriments »

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