
Plus les greniers sont pleins, plus la faim ronge le monde. Les tenants du statu quo bourgeois ont appris à gérer la pénurie. Mieux, ils l’organisent. On sait bien que l’OCDE recommande 9% de chômage comme chiffre idéal pour maintenir les salariés en état de soumission. La précarité est le cauchemar de chacun, le dédale des aides sociales qui vont avec ne fait que renforcer le phénomène de quadrillage policier et d’exclusion. Une fois Rmiste, on rame pour en sortir, la case d’après, c’est la prison ou l’hôpital psy. Stigmates sociaux définitifs.
La pénurie organisée avec filet social est une stratégie réformiste visant à éviter les troubles et à maintenir en place une large classe bureaucratique du privé et du public, celle-ci permettant de générer un pan d’économie dite "sociale" garantissant un minimum de circulation des capitaux et permettant d’offrir aux medias le spectacle d’une certaine opulence de masse. Ce sont ces classes moyennes plutôt supérieures qui sont la cible privilégiée de la publicité. Elles achètent aveuglément les copies et les ersatz qu’on leur propose dans l’espoir de ressembler à la Jet Set, elle-même utilisée comme miroir aux alouettes pour une jeunesse avide de consommer Gucci, Chanel, Armani et autres fanfreluches, symboles en série du luxe occidental. Le succès mondial des sacs en plastique Vuitton en est un exemple frappant. Ces milliers d’agents de circulation de l’argent et des marchandises standardisées constituent partout un soutien indéfectible pour les pouvoirs en place, puisque fonctionnaires comme gratte-papiers du privé, ils sont les premiers à profiter des miettes que les vrais possédants leur concèdent.

Rendre le travail rare, les produits authentiques hors de prix, les terrains inaccessibles, les logements hors d’atteinte, multiplier les conditionnements et le nursing social au point de les rendre inconscients, telles sont les tactiques élémentaires de l’ennemi marchand.

N’en déplaise aux paranoïaques, il n’y a PAS DE COMPLOT. Même si ces milliardaires se rencontrent à Davos, ils ne sont pas organisés autrement qu’en clans féroces.
Ce qui les rapproche, ce sont plutôt des vues élitistes qualifiées de "pragmatiques" et des codes partagés entre gens de bonne compagnie.

Des tribus de notables propres sur eux, prêts à laisser mourir de faim 300 000 personnes au Darfour pour permettre "à leurs homologues chinois" de terminer un oléoduc sur la côte soudanaise.
De braves bureaucrates américains qui auront dépensé aux dernières estimations, 300 milliards de dollars pour liquider 650 000 Irakiens en sus du million d’enfants morts pendant le blocus et des suites de la guerre Iran Irak.
Des Rumsfeld et des Sharon qui jouent aux plus malins avec la Shoah en attisant l’extrémisme en Israël, des grandes compagnies et des agences d’état qui vont jusqu’à instrumentaliser le terrorisme à l’insu des porteurs de bombes eux-mêmes, au risque de se retrouver de nouveau un jour dans une situation comme celle du 11 septembre.
Nous n’avons aucun respect pour ces castes et leurs experts imposteurs, pas plus que pour ces
quelques poignées de familles multimilliardaires qui possèdent la moitié des richesses de la planète. Il est temps que les citoyens du monde dénoncent partout et dans toutes les langues, le scandale permanent de la PENURIE ORGANISEE. Il y a du travail pour tous si l’on utilise notre énergie à sauver ce qui peut encore l’être. Assurer une vie décente à tous est le moyen le plus sûr de diminuer la natalité et d’éviter que l’Homo sapiens à peine civilisé que nous sommes, ne se déshumanise encore un peu plus du fait d’une explosion démographique des pays pauvres, aussi dévastatrice qu’une guerre classique. Un autre programme que celui de M Pascal Sevran, l’ami eugéniste de M.Nicolas Sarkozy
Mais il semblerait que dans leurs bunkers idéologiques, nos joueurs de Go planétaire aient décidé de continuer la course folle... La Corée du Nord et l’Iran ouvrent les enchères à coups de missiles, Poutine jubile. Les USA se tâtent, l’Europe courbe l’échine... Après les JO de Pékin, qui vivra verra. En attendant les bureaucrates communistes chinois ont le vent en poupe, même s’ils sont les seconds pollueurs de la planète après Bush. Quand l’état-major socialiste français osera ouvrir ce débat, on pourra peut-être envisager de prendre au sérieux notre Segolenita* royale.
E.P.U.
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