J’ai mêlé mes sanglots aux larmes de la terreEpuisé ma guitare à pleurer le mot "frère"Tendu ma faible main au peuple du ChiliA l’enfant du Liban, au travailleur d’iciOui j’ai le verbe haut mais quand mon cri résonneIl semble s’engloutir dans d’équivoques brumesNageant près des récifs sans phares qu’on allumeJe me sens comme un mât que le navire étonneSi souvent je descends avec vous dans la rueJ’ai parfois des moments où mon espoir trébucheSi j’ai fait bourdonner ma voix dans votre rucheTout de même elle me semble être voix sans issueQuand je vous voit passer, banderoles en mainClamant votre mystère et criant votre faimChantant l’espoir dont je veux être le témoinNous sommes des millions à voir enfin demainMais mon chuchotement parle d’amitiés louchesDe nuits passées à boire les fausses libertésC’est que ma rage de vivre voudrait giflerMais dans votre jardin n’arrache qu’une soucheSi souvend je descend avec vous dans la rueJ’ai parfois des moments où mon espoir trébucheSi j’ai fait bourdonner ma voix dans votre rucheTout de même elle me semble être voix sans issueMais vous êtes ici, sûrement je me trompeIl n’y a pas d’impasse à qui veut vivre libreDu bois dont je suis fait faites gonfler la fibreJe chanterai vos mots si nos rancoeurs s’estompentJe n’attends rien de vous qu’un batement de cilsComme une fleur qui pousse au sommet d’un terrilEt que cette chanson au lieu de vous blesserRanime en nous la flamme de l’égalitéJe descendrais toujours avec vous dans la rueMême si par moments j’ai l’espoir qui trébucheParce qu’à vos côtés dans cette vste rucheIl fait bon entonner l’Hymne à la Liberté ...





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